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En forme olympique depuis sa victoire en Coupe d’Afrique, l’équipe nationale de futsal, récente vainqueur du tournoi international de Croatie, a été stoppée dans son élan par la pandémie du coronavirus.

Sans verser dans l’excès d’optimisme, Hicham Dguig, entraîneur de l’équipe nationale de futsal, espère une reprise des compétitions le plus tôt possible afin de poursuivre la préparation pour le Mondial de Lituanie prévu en septembre prochain.

Dguig révèle que l’équipe nationale devra auparavant disputer deux matchs amicaux contre l’Espagne au mois de juillet et contre le Portugal au mois d’août, si d’ici là la situation sanitaire s’améliore.

Le Matin : en tant sportif, comment vivez-vous ce confinement ?
Hicham Dguig : Certes, le coronavirus fait des dégâts humains énormes, mais que voulez-vous que je vous dise, en tant que musulmans, nous sommes soumis à la volonté de Dieu. Ce virus a unifié la nation.

Tout le monde a mis la main dans la main pour le vaincre. J’espère qu’on pourra reprendre notre vie normale le plus vite possible.

Le mois sacré du Ramadan approche, nous espérons que la pandémie s’estompera et que les mosquées seront rouvertes pour les fidèles.

Il faut continuer à respecter les consignes des autorités et suivre les normes d’hygiène en se l’avant régulièrement les mains avec du savon, entre autres, pour vaincre la pandémie.

Quel est l’impact de cette pandémie sur la préparation de l’équipe nationale de futsal pour le Mondial de Lituanie ?
Cette pandémie a porté un sérieux coup à notre préparation. L’équipe nationale était dans une courbe ascendante.

Après notre titre de champion d’Afrique à Laâyoune, nous avons remporté haut la main le tournoi international de Croatie face à de grandes équipes européennes.

On a décroché toutes les distinctions qui étaient en jeu : le titre du meilleur entraîneur, celui du meilleur joueur, du meilleur gardien de but et du meilleur buteur. On a encaissé seulement un seul but.

L’arrêt de l’ensemble des compétitions a freiné notre élan. Mais toutes les autres équipes qualifiées au Mondial sont dans la même situation que nous. Dans ces circonstances, la responsabilité incombe au staff technique et aux joueurs de continuer à travailler de loin pour garder la forme.

Heureusement, les joueurs ont fait preuve d’un grand degrés d’adhésion. On est habitué à ce travail à distance. La préparation pour la Coupe d’Afrique n’a pas été faite à 100% lors des stages. Une partie de la préparation s’est faite à distance.

On a concocté un certains nombres d’exercices qui vont permettre aux joueurs de rester en forme et d’éviter de prendre du poids accompagnés d’un régime alimentaire.

Avec l’arrêt des compétitions, la dynamique est cassée ?
Effectivement, mais du moment que l’ensemble des équipes sont logés à la même enseigne, cela ne pose pas de problème.

Si une partie des équipes s’entraînait et une autre non, là cela aurait été grave. Mais ce n’est pas le cas. Je compte sur le professionnalisme des joueurs pour se maintenir en forme.

Avez-vous une visibilité concernant le programme de préparation pour le Mondial ?
Nous avons un match amical en juillet contre l’Espagne et un autre contre le Portugal au mois d’août.

Le problème c’est qu’on ne sait pas quelle sera la situation sanitaire d’ici là. Pour le moment, ces deux matchs sont maintenus, comme la Coupe du monde prévue au mois de septembre.