Le match des FAR contre le RAJA a entraîné beaucoup de dégâts humains et matériels. Des arrestations, des blessés, des cars cabossés, des vitres cassées et une sécurité dépassée par les événements.

Nuisant fortement à l’image du football national, ce phénomène est toujours en ascension malgré les efforts de façade déployés.

Une Botola déjà fragilisée par un manque de professionnalisme, n’a pas besoin de soucis de plus d’une importante partie prenante dans le processus. Les supporters se doivent d’accompagner et d’encourager leur équipe même en cas de défaite ou même de relégation.

Parfois, les décisions prises, surtout celles favorisant une équipe, causent une montée d’adrénaline chez le camp adverse. A titre d’exemple, une équipe risquant la relégation se retrouve toujours en première division grâce à la décision exceptionnelle de l’élargissement du nombre d’équipes jouant en cette division. Un sauvetage in extremis qui fait l’affaire du club certes, mais qui vous met sur le dos tous les autres supporters de toutes les autres équipes qui ont souffert pour se maintenir en première division. Nos dirigeants doivent mesurer les décisions capitales qu’ils prennent.

Les mineurs constituent une base importante des supporters au Maroc. De facto, ils sont les acteurs majoritaires en matière de hooliganisme. Un mineur doit être accompagné dans un stade pour ne pas le priver quand même de regarder son club chéri. Une decision mise aux oubliettes car financièrement, elle constitue une perte conséquente de money honey.

Il y’a des derbys et des classicos partout dans le monde. Je donnerai l’exemple de celui de Fenerbahçe contre Galatasaray. Les mesures sécuritaires à l’occasion de cette rencontre sont identiques à celles entreprises en cas de guerre civile. Des mesures draconiennes employant tous les corps de sécurité, 3 jours avant le match avec une heure précise de…..dépassée, c’est une arrestation officielle et une libération 2 jours après la fin du match. Et pour avoir accès au stade, il faut montrer patte blanche en délivrant préalablement une copie de sa carte d’identité ou de son passeport pour espérer recevoir son ticket.
Au Maroc, on ne manque pas de sécurité, on manque de mesures adéquates et adaptées au genre de supporters que nous sommes. A bon entendeur…

Aussi, les amendes s’avèrent être une arme efficace pour calmer l’ardeur des supporters. Les dirigeants peuvent tout gober sauf qu’on leur touche à la poche. Une bonne sanction assortie de 3 matchs à huis clos et le tour est joué. Les dirigeants des clubs travaillent en concertation avec les ultras et le message du retour au calme sera transmis et appliqué à la lettre.

Enfin, les stades sont devenus des lieux ou s’exprime un public victime d’injustices sociales et dérèglements étatiques. C’est une manière de s’exprimer et de faire parvenir des messages en chœur avec des milliers de personnes et devant tous les spectateurs. On n’est pas contre. La prolifération de ces chants a été bien accueillie par l’ensemble de la planète foot mais n’empêche que par excès de zèle, les hooligans en font une rentrée pour passer aux choses sérieuses, à savoir user de la violence pour compléter un cri du cœur. Ça gâche tout.

La rivalité entre les clubs a toujours existé et existera toujours. Aux dirigeants d’en prendre conscience et surtout d’apprendre de leurs erreurs qui ont déjà couté des vies et des dégâts considérables.