S’exprimant à l’occasion du discours inaugural du Séminaire de développement des compétitions et de l’infrastructure en Afrique, le président de la FRMF, Faouzi Lakjaâ, a assuré que le potentiel footballistique de l’Afrique est énorme, alors que la cadence du développement n’est toujours pas à sa hauteur.

Le mot d’ouverture du président de la Fédération Royale marocaine de football Faouzi Lakjaâ, prononcé samedi à l’occasion du Séminaire de développement des compétitions et de l’infrastructure en Afrique (organisé conjointement par la FRMF, la CAF et la FIFA), a tiré la sonnette d’alarme quant à la situation du football africain.

Ce dernier requiert une intervention d’urgence pour garantir un développement en corrélation avec les attentes du public et des millions de jeunes aspirant à faire carrière en football : « Il y a deux ans, nous avions tenu le symposium du football africain ici même à Rabat.

Aujourd’hui, le contexte est différent, car nous n’avons plus de temps, il faut agir et réagir, sans relâchement. Il faut de la bonne foi conjuguée à l’expertise de tous, pour aller de l’avant et développer le football africain.

Ce dernier, malgré tout le potentiel dont il dispose, est souvent critiqué et taxé de fragile et sous-développé, avec une évolution bloquée. Si la situation est aussi difficile, le potentiel est toujours là !

A mon sens, la conjoncture est plus propice que jamais, avec une relation exemplaire avec l’institution-mère du football et son président qui admire l’Afrique, la secrétaire générale qui est parmi nous et qui connaît notre réalité, mais aussi un responsable du développement qui est aussi de chez nous. Avec une volonté collective et partagée, on peut relever le défi ! ».

Faouzi Lakjaâ a, par ailleurs, établi une comparaison entre le sort des jeunes talents africains et leurs homologues à l’étranger : « les attentes sont énormes, les responsabilités sont historiques.

Il faut montrer au monde qu’on peut aller de l’avant et évoluer malgré les situations difficiles, mais aussi démontrer que l’expertise, le savoir et la volonté sont là. Il faut répondre aux attentes des millions de jeunes africains qui regorgent de talent, alors que d’autres expriment ce talent plus facilement ailleurs. ».

Lors de ce séminaire, la FIFA a décidé de concentrer son soutien à l’Afrique sur trois axes : l’arbitrage, les infrastructures sportives et les compétitions.

La FIFA a promis des investissements colossaux grâce au capital confiance dont elle jouit auprès des différents acteurs du financement, selon le président Gianni Infantino.