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Mustapha Hadji l’entraîneur adjoint de Vahid Halilhodzic fait le point sur le groupe  du Maroc pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 au Qatar. Lors d’une interview à nos confrères  du journal Le Matin.  

Si certains croient que le Maroc a hérité d’un groupe facile, Mustapha Hadji, entraîneur adjoint de l’équipe nationale, n’est pas de cet avis.

Pour lui, il va falloir aller chercher la qualification au dernier tour avec de la hargne.

Le Matin : Comment voyez-vous ce groupe I qui comprend les équipes du Maroc, du Soudan, de la Guinée et de la Guinée-Bissau ?
Mustapha Hadji : Pour certains, ce groupe a l’air facile, mais on connaît le football africain où les matchs à l’extérieur sont particulièrement difficiles.

On a pu le constater en Coupe d’Afrique des nations. Ce sont des équipes qui défendent bien et qui jouent avec le cœur.

Certes, ce sont des équipes qui n’ont pas de grands noms, mais elles ont beaucoup de qualités. Le football d’aujourd’hui, c’est beaucoup de solidarité.

Il faut se préparer parce que rien n’est joué d’avance. Il faut être vigilant. Sur le papier, on a l’impression que c’est un groupe facile, mais sur le terrain, ça va être autre chose.

Il faut absolument qu’on se mette dans la tête qu’il va falloir aller chercher la qualification avec hargne.

On a beaucoup de qualités dans notre équipe, mais il faut ajouter à la qualité la hargne et l’agressivité.

Il va falloir gagner tous nos matchs à domicile et gagner quelques matchs à l’extérieur pour être tranquilles. Ce n’est pas une chose facile. On ne va pas jouer à notre aise.

Il va falloir aller au combat, que ce soit contre le Soudan, qui vient de battre récemment une grande nation, ou contre la Guinée-Bissau dont la plupart des joueurs évoluent au Portugal, et la Guinée qui possède beaucoup de joueurs en France.

Il ne faut sous-estimer aucun adversaire. Au contraire, il faut nous préparer à aller au combat lors de chaque match.

Quand on regarde le groupe du Maroc, on s’aperçoit qu’on est en face de trois écoles différentes ?
Ça reste des équipes athlétiques avec beaucoup de vitesse. Pour se qualifier en Afrique, il faut être capable de livrer des combats pendant 90 minutes.

Les qualités individuelles feront la différence quand on aura gagné nos duels. Si on veut gagner nos matchs, il faut gagner nos combats.

Et chacun doit amener un plus pour se qualifier. J’ai l’expérience. Je sais comment le football africain évolue aujourd’hui.

Pour ces équipes, le Maroc est l’équipe à battre. Elles ont une motivation supplémentaire quand elles affrontent le Maroc.

Toutes les équipes qu’on va jouer voudront nous battre. Mais on a de la qualité et, comme je vous l’ai dit, il faut être prêt pour aller au combat et savoir faire des sacrifices sur le terrain. Ce n’est pas aussi facile que le pensent beaucoup de gens.

Ça va être des matchs difficiles, surtout quand on évoluera à l’extérieur. Si on veut gagner les matchs en jouant bien au football, ça risque d’être difficile. Pour cela, il faut déjà disposer des conditions idéales pour bien jouer au football.

Quelle est l’équipe la plus redoutable parmi les trois ?
On peut penser à la Guinée, mais il y a aussi la Guinée-Bissau qui a beaucoup de qualités aussi. Le Soudan est également redoutable.

Il vient de battre une grande nation. Il n’y a pas d’équipe capable de faire la différence plus que d’autres. Aujourd’hui, on est tous sur la même ligne.

Après, c’est la mentalité, l’envie, la détermination, la hargne qui vont faire la différence sur le terrain.

Quand vous êtes surmotivé pour battre une équipe, il y a des moments où vous faites des choses miraculeuses.

Il va falloir bien se préparer et être bon moralement. Il faut se qualifier déjà pour la Coupe d’Afrique des nations, comme ça on partira sur de bonnes bases, avec un bon moral et une motivation supplémentaire.