C’est devenu la mode. Depuis quelques années, certains pays européens délocalisent leurs Supercoupes sur d’autres continents. Pour son Trophée des Champions, la France se déplace depuis 10 ans (Tunisie, Maroc, USA, Canada, Autriche, Gabon, Chine).

Les Italiens, qui ont commencé à s’exporter en 1993 (Étas-Unis), se sont établis en Arabie saoudite depuis deux saisons après des passages au Qatar et en Chine. Après une première incursion hors d’Europe en 2018 à Tanger, la Supercoupe d’Espagne a elle aussi trouvé refuge dans le Royaume du Golfe, et ce jusqu’en 2022 (la finale Real v Atlético a lieu dimanche).

D’autres championnats pourraient bientôt les imiter. C’est en tout cas le souhait de Chris Woerts, un expert en marketing sportif, qui milite pour que les Pays-Bas délocalisent leur Supercoupe: “On se plaint tous que l’Eredivisie ne compte pas à l’international. Mais sans regarder plus loin. Notre Supercoupe se dispute à la fin de l’été et les gradins ne sont pas pleins. Il faut voir cette compétition comme un moyen de promouvoir notre football à l’étranger. Vous pouvez genérer des profits là où vous êtes visible”, explique le Néerlandais au média local Algemeen Dagblad.

Puis l’ancien directeur commercial du championnat local cite le Maroc comme une cible potentielle: “Prenez le Maroc. Si vous organisez un match où s’affrontent Hakim Ziyech et Mohamed Ihattaren, pourquoi ça ne marcherait pas? Il y a quelques années, j’ai reçu une offre d’un agent marocain pour disputer la Supercoupe là-bas. Malheureusement les clubs n’ont pas suivi, c’est honteux. Il faut qu’on arrête de se regarder le nombril”, conclut cet ancien responsable du marketing de Feyenoord.