Faouzi Lakjaa est le nouveau pr&eacutesident de la F&eacuted&eacuteration royale marocaine (FRMF). Pour rfi.fr, il &eacutevoque les d&eacutefis qui attendent la FRMF, notamment la CAN 2015 &agrave domicile. S’il en dit peu sur le futur s&eacutelectionneur de l’&eacutequipe nationale A, le dirigeant expose son point de vue sur les r&eacutesultats d&eacutecevants des &laquoLions de l’Atlas&raquo.

Faouzi Lakjaa, la F&eacuted&eacuteration marocaine (FRMF) vient d’accueillir une d&eacutel&eacutegation de la Conf&eacuted&eacuteration africaine de football (CAF), en vue de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2015) qui se d&eacuteroulera au Maroc (17 janvier-7 f&eacutevrier 2015). Quelles ont &eacutet&eacute les conclusions de la Commission d’inspection de la CAF?

Faouzi Lakjaa : [&hellip] L’impression a &eacutet&eacute excellente. Il y a aujourd’hui une conviction partag&eacutee: que le Maroc est capable d’accueillir les nations d’Afrique dans les meilleures conditions. Ce sera donc une v&eacuteritable f&ecircte footballistique continentale.

Au niveau de l’organisation, reste-t-il des chantiers inachev&eacutes &agrave moins de neuf mois de la phase finale de la CAN 2015?

Non, tout est pr&ecirct. Certains chantiers ont d&eacutemarr&eacute et vont &eacutevidemment continuer. Le Comit&eacute d’organisation (Cocan) va travailler durant toute cette p&eacuteriode pour pr&eacuteparer la phase finale (qui se jouera &agrave Agadir, Marrakech, Rabat et Tanger, Ndlr). Evidemment, on va travailler davantage sur certains chantiers. Notamment, sur la promotion de l’&eacutev&eacutenement, sur l’implication totale des autorit&eacutes locales et de toutes les composantes de la soci&eacutet&eacute civile. Et ce, afin de garantir l’affluence du publique et, donc, la r&eacuteussite de cet &eacutev&eacutenement.

Sur le terrain sportif, quand la FRMF va-t-elle d&eacutesigner le nouveau s&eacutelectionneur de l’&eacutequipe nationale A marocaine?

C’est une priorit&eacute. Bien s&ucircr, il y a une d&eacutemarche, des concertations. Il y a des pr&eacutealables &agrave assurer. Ce qui compte surtout aujourd’hui, c’est que l’&eacutequipe nationale se remette au travail d&egraves que possible. C’est-&agrave-dire d&egraves le 18 mai, avec des regroupements se d&eacuteroulant dans les m&ecircmes conditions que les &eacutequipes qui se sont qualifi&eacutees pour la Coupe du monde 2014 (le Maroc devrait notamment affronter le Mozambique le 23 mai, l’Angola le 28 mai et la Russie le 8 juin, Ndlr). [&hellip] Puis, durant les trois mois qui pr&eacutec&egravedent la Coupe d’Afrique, on aura pratiquement dix dates FIFA. On en profitera pour jouer d’autres matches. Je pense donc que la situation sera la meilleure possible en janvier 2015.

La FRMF cible-t-elle d&eacutej&agrave un profil de s&eacutelectionneur?

Une commission a men&eacute des concertations &agrave ce sujet. Elle a arr&ecirct&eacute les caract&eacuteristiques du futur s&eacutelectionneur. Cette commission continue &agrave travailler et elle va annoncer l’identit&eacute du s&eacutelectionneur dans les temps &agrave venir&hellip

Les &laquoLions de l’Atlas&raquo ont connu des r&eacutesultats d&eacutecevants depuis dix ans et la finale de la CAN 2004. A quoi est-ce d&ucirc selon vous?

D&eacutecevants, oui, par rapport aux ambitions et aux attentes qui sont grandes. Notre &eacutequipe nationale nous a habitu&eacutes aux grands exploits, que ce soit en participant &agrave des phases finales de Coupe du monde ou en Coupes d’Afrique. Il y a eu un petit recul au cours des derni&egraveres ann&eacutees. On a pourtant beaucoup de talents en &eacutequipe nationale. Cette ann&eacutee, c’&eacutetait m&ecircme encore mieux pour les joueurs, parce qu’ils &eacutevoluent dans de bonnes conditions au seine de leurs clubs. [&hellip] Je pense que l’&eacutequipe nationale a subi plusieurs changements, notamment au poste de s&eacutelectionneur (dix entra&icircneurs ont occup&eacute le poste depuis 2004, Ndlr). On a peut-&ecirctre pay&eacute le prix de l’instabilit&eacute technique. Du coup, il n’y a pas eu de continuit&eacute dans le travail. A mon avis, c’est ce qui a influenc&eacute l’ambiance au sein de l’&eacutequipe nationale et son rendement technique.

Lors de votre &eacutelection, vous avez beaucoup insist&eacute sur des r&eacuteformes en profondeur du football marocain. Cela signifie-t-il qu’il y a beaucoup de choses &agrave revoir?

&Ccedila veut dire que le &laquoprocess&raquo du football marocain a atteint une phase de maturit&eacute. Des r&eacuteformes en profondeur s’imposent donc. La restructuration de la F&eacuted&eacuteration, des clubs, des ligues est un chantier important. La mise en place de la ligue de football professionnel et de la ligue du foot amateur est un chantier prioritaire. Sur le plan sportif, d’autres chantiers s’imposent. Au centre de ces pr&eacuteoccupations sportives, il y a bien s&ucircr la formation des joueurs. C’est la cl&eacute d’une p&eacuterennit&eacute de nos r&eacutesultats positifs. Cela doit &eacutegalement permettre aux talents marocains d’&eacutemerger et d’&eacutevoluer dans les meilleures conditions possibles. Tous ces chantiers doivent &ecirctre men&eacutes &agrave bien. Avec le savoir et le savoir-faire dont on dispose, on devrait pouvoir relever ces d&eacutefis progressivement, mais assez rapidement.