Tant à Charleroi qu’à Waasland-Beveren, Mohamed Aoulad n’a pu montrer qu’un trop bref aperçu de son indéniable talent. Erreur de jeunesse ou blessure tenace, ses grands débuts en D1 ont irrémédiablement été un gâchis. Alors que son avenir semblait complètement bouché à Anderlecht cet été, il a osé reculer d’un cran pour donner un nouveau coup de fouet à sa carrière.

“Je crois à 200 % au défi lancé par Saint-Trond. Je suis persuadé que nous avons les cartes pour retrouver l’élite dans quelques mois. Personnellement, je préférais venir ici que de poursuivre l’aventure au Freethiel. J’aurais pu signer là-bas, mais le jeu prôné ne me convenait pas du tout. Il était beaucoup trop défensif. Ici, je vais pouvoir m’illustrer. Qui plus est avec un entraîneur que je connais très bien.” 

L’attaquant n’est pas du genre à gamberger. Du talent, il en a… et il le sait : “J’ai toujours eu confiance en moi. Je sais que j’ai les qualités pour réussir. J’ai été quatre fois titulaire en D1 et… à chaque fois homme du match. J’ai commis des erreurs, mais j’ai tiré un trait sur tout ça. Je n’ai pas peur que l’on m’oublie en D2. Si je suis capable de m’y imposer, ce sera encore plus vrai en Pro League. Le jeu y est plus ouvert. C’est presque plus facile.” 

L’ancien carolo a signé un contrat de deux ans (+1) au Stayenveld. Il veut s’y inscrire dans la durée : “Le président est un homme très ambitieux et je me retrouve dans son discours. Moi, j’aime le foot et je veux tout gagner. Même à l’entraînement, j’essaye de pousser mes partenaires à donner le meilleur d’eux-mêmes. Il y a une bonne aura à Saint-Trond et des supporters extraordinaires. Ce n’est certainement pas un pas en arrière. À mon sens, j’ai même fait un bond vers l’avant.” 

Alors qu’il n’en est qu’aux prémices de sa carrière à seulement 22 ans, le fer de lance trudonnaire peut quand même se targuer d’avoir tapé dans l’œil des dirigeants mauves : “Honnêtement, je ne peux pas dire que cela reste une bonne expérience. Je n’ai pas joué une seule minute à Anderlecht. Mais je sais que les responsables du Parc Astrid me gardent à l’œil…” 

Quant à Charleroi… eh bien ça ne sert à rien d’attiser à nouveau la polémique : “C’est le club qui m’a donné ma chance en D1 et je ne l’oublierai pas. Je suis encore ami avec la plupart des joueurs. Et si j’ai malheureusement blessé quelqu’un à l’époque, je m’en excuse.” 

Un mec très loin d’être comme on le dépeint… et qui va très vite à nouveau faire parler de lui.