Le Raja Casablanca, club parmi les plus populaires du Royaume, est également un cador sur la scène africaine avec trois Ligue des Champions dans son armoire à trophée. Sur le plan national, son histoire se mesure à l'aune de la rivalité qui l'oppose à son ennemi éternel, le Wydad de Casablanca.

 

Fondé en 1949, sous le protectorat français, Le Raja de Casablanca par la résistance marocaine. Après plusieurs tentatives pour trouver un nom digne d'une équipe voulant représenter tous les marocains, un tirage au sort entre les dénominations Raja et Fath, permit au nom Raja, tiré trois fois de suite, d'être choisi. Lors de sa première année, le Raja, constitué exclusivement de joueurs marocains, entame sa première année en Division d'Honneur. Il accède à la seconde division à l'issue de sa première saison, puis atteint la première division en 1951 et devient la première équipe marocaine à intégrer la première division après des matchs de barrages. Depuis cette date, le club n'a plus quitté l'élite du football marocain.

Avec le WAC et les FAR, le Raja possède l'un des plus beaux palmarès du football marocain. Contrairement à ses deux plus sérieux concurrents – qui ont beaucoup trusté les titres dans les années 50, 60, 70 et début 90 pour le WAC et les années 60 et 80 pour les FAR – les Rajaouis se sont révélés depuis la fin de la décennie 80. Ainsi, ses supporters auront du attendre près de 40 ans – le club ayant été fondé en 1949 – et l'année 1988 pour inscrire enfin leur nom au panthéon des équipes championnes. Ce déclic aura un véritable effet psychologique sur le club qui décrochera en un temps record, de 1996 à 2004, sept autres couronnes nationales.

Entre 1996 et 2001, le géant demeurera l'équipe à battre en alignant six titres de champion. Un exploit qu'aucune formation marocaine n'a jamais égalé. Cette période riche de succès trouvera son apogée en 1999 où le Raja s'imposera comme la meilleure équipe africaine avec des victoires en Ligue des champions de la CAF, en Super-Coupe d'Afrique et en Coupe Afro-asiatique.

De quoi offrir au club une qualification pour la Coupe du Monde des Clubs en 2000, au Brésil. Une compétition quittée au premier tour après trois défaites face aux dont celle contre le Real Madrid (2:3).

Dans la vitrine du Raja figurent également six Coupes du Trône (1974,1977, 1982, 1996, 2002,2005).

Sur le plan international, le bilan s'est enrichi de plusieurs autres trophées. La plus prestigieuse des épreuves africaines, la Ligue des champions, a été enlevée à trois reprises (1989, 1997, 1999), tandis que la Coupe de la CAF (2003), la Super-Coupe d'Afrique (1999), la Coupe Afro-asiatique (1999) et la Ligue des champions arabes (2006) se sont offertes une fois au club.

Depuis l'euphorie de la décennie 90, le club de Casablanca a peiné à retrouver l'ivresse des sommets entre 2004 et 2009. Cependant, la popularité du club exige que les attentes des supporters sont de plus en plus manifestes. Sur ces cinq dernières années, rares sont les entraîneurs qui ont tenu plus d'une saison en poste. L'urgence des objectifs rendent difficiles la mission des entraîneurs qui ont à composer avec un effectif fréquemment chamboulé.

Ceci-dit, les dirigeants du Raja essaient de structurer le club en lui donnant des bases solides qui lui permettront de rivaliser avec les ténors du pays. Ainsi, plusieurs accords de sponsoring ont été signés ces derniers mois et une carte d'abonnement, une première au pays, a été mise en place pour fidéliser davantage les supporters.

Avec leur titre de champion du Maroc glané récemment, le Raja représentera le Maroc lors de la prochaine Coupe du Monde des Clubs