Après cette défaite humiliante à Dar-es-Salam, le peuple marocain doit se tourner vers les principaux protagonistes de cette débâcle : la fédération.

Nous avons à sa tête, un technocrate n’ayant aucun passif, aucun vécu, aucun lien avec le football. De plus, tout le corps exécutif de la plus haute instance du football marocain est géré depuis plusieurs années par des personnalités politiques incompétentes dans le domaine du football.

Le Maroc doit faire face à un grand rendez-vous en 2015 : accueillir la Coupe d’Afrique des Nations. Mais nous ne pouvons pas faire un bon parcours dans "notre" compétition avec cette organisation déstructuré.

 

Le gros souci de notre pays,c’est que la Fédération s’occupe de tout sauf du fond qui fait l’essence du football. Le fond,c’est la formation. 
A quand un "Clairefontaine" à la sauce marocaine ? 
A quand un centre de formation bien établit dans chaque grande région du Maroc afin de dénicher les perles rares ? 
A quand le retour de nos anciennes gloires du football au sein de la fédération afin d’y apporter de la matière grise et du vécu ? 
A quand la fin des académies à la con qu’on crée mais qui ne sert absolument à rien. A quand un accord entre l’Espagne et le Maroc dans la politique de formation ? 
On ouvre nos frontières pour pleins d’autres secteurs mais pas pour le football qui est "l’opium" de notre peuple. 
Le Royaume dépense des millions pour faire des stades (des complexes sportifs plutôt,car les pistes d’athlétisme dénaturalise ce projet de grands stades pour la CAN 2015) au quatre coins du Maroc. L’Etat ferait mieux de construire deux-trois grands stades et le reste du budget, l’intégrer dans la jeunesse,la formation et le recrutement. Sans matière,on ne pourra jamais progresser.
A quand le retour de nos anciennes gloires dans le corps exécutif de notre football ?

Quand je vois Mustapha Hadji, Youssef Chippo, Aziz Bouderbala faire des interventions sur les chaînes d’Al Jazeera. Quand je vois ces anciennes gloires qui clament haut et fort leur amour pour notre pays. Il ne demande qu’une chose : qu’on les rappelle et qu’on leur donne les moyens afin de reconstruire notre sport roi.

Que les contrats juteux dans la publicité,le sponsoring et le BTP vont dans les caisses de la formation et de la restructuration du football.
Quand les décisionnaires de notre pays se poseront les bonnes questions pour l’avenir du football marocain, nous pourrons avancer.

Nous avons moins de deux ans pour lancer une dynamique.
Faisons-le !