La préparation du Raja de Casablanca se poursuit à Agadir, où l’effectif continue le travail de préparation athlétique. Dix jours après le début du rassemblement, l’entraîneur Patric Carteron a fait le bilan d’étape en évoquant plusieurs questions, dont le mercato et l’épineux dossier du départ de Mohcine Iajour.

À un mois du retour à la compétition officielle, le Raja de Casablanca poursuit sa préparation d’avant-saison à Agadir. Après dix jours d’exercices physiques intensifs, ponctués par quelques matchs amicaux, l’entraîneur Patrice Carteron a fait le bilan de ces premiers jours au micro de la chaine officielle du club. «Les joueurs ont respecté le programme de l’intersaison, estime le technicien français. Tous les tests qu’on a effectués depuis le début de la reprise, qu’ils soient physiques ou physiologiques, ont démontré que les joueurs vont bien et qu’ils sont prêts pour cette nouvelle saison. Il y a eu un choc pour Anas Jebroune, mais tous les autres vont bien. On travaille deux fois par jour, ce qui est difficile pour les joueurs, mais l’état d’esprit est exceptionnel.» Carteron, qui se dit satisfait de «pouvoir compter sur 11 jeunes joueurs» lors de ce stage, revient avec insistance sur le mercato actuel, où le Raja a recruté quatre joueurs. «Dans le secteur défensif, on a l’arrivée de Salif Coulibaly qui a un palmarès impressionnant et qui va aider à stabiliser notre défense, défaillante la saison passée. Au milieu de terrain, on a apporté du sang neuf avec Ngoma et Arjoune et devant on a un métronome en la personne de Metouali, qui va compenser en qualité l’absence de Hafidi et apporter une valeur ajoutée supplémentaire.»

Toujours pas d’attaquant en vue, les supporters s’impatientent
Les Verts, qui ont déjà vu Zakaria Hadraf s’engager avec le club saoudien de Damac, ont dû se séparer tout récemment de Mohcine Iajour, qui a rejoint son acolyte en attaque. «Je comprends le mécontentement de nos supporters, puisque Mohcine a été le buteur du championnat sur les deux dernières saisons. Mais dans le football, il y a une réalité économique. Aujourd’hui, il est offert à Iajour un pont d’or et on peut comprendre qu’à 34 ans, il veuille mettre sa famille à l’abri financièrement. Vis-à-vis d’un joueur qu’on aime beaucoup, comment refuser à Mohcine cette possibilité ? J’ai été joueur aussi et on joue aussi pour mettre sa famille à l’abri. Si Iajour a la possibilité de signer un gros contrat et que le Raja récupère derrière une somme qui peut l’aider à le remplacer, on se doit de respecter son souhait et on se dit aussi que c’est une façon pour nous de préparer l’avenir.» Carteron livre aussi ses impressions sur les rumeurs et les noms qui sont associés au Raja durant cette fenêtre du marché des transferts. «Je veux simplement rappeler aux supporters qu’il y a un an, le Raja de Casablanca n’avait aucune préparation et ne savait pas avec quelle équipe il allait démarrer la saison. Aujourd’hui, on a la grande majorité de l’effectif qui a commencé à travailler dès la reprise. Il nous reste les postes offensifs à compléter. L’ossature de l’équipe, du staff et de l’organisation est bien là pour faire une très bonne saison. Je leur demande de patienter encore quelques jours, parce que ça ne sert à rien de mettre la pression sur les dirigeants pour faire venir des joueurs qui ne correspondent pas au standing du club.» Le Raja de Casablanca poursuivra sa préparation estivale en prenant part à un tournoi international à Tanger, avant de regagner Casablanca pour y affronter le Bétis Séville, le 4 août, au Complexe Mohammed V.