La CAN est la plus grande fête sportive en Afrique. Organisée par la Confédération africaine de football (CAF), elle regroupe depuis 1996, les seize meilleures équipes du continent issues des phases éliminatoires.
Cette année, la compétition qui sera à sa 28e édition, se déroulera pour la seconde fois de son histoire, simultanément dans deux pays distincts, au Gabon et en Guinée Equatoriale, du 21 janvier au 12 février ; la première ayant eu lieu en 2000 au Ghana et au Nigéria après le désistement du Zimbabwe. La course à la succession de l’Egypte, triple champion en titre, sera  donc ouverte le samedi 21 janvier à Bata en Guinée Equatoriale par la sélection équato-guinéenne et son homologue libyenne. Les Pharaons seront d’ailleurs les grands absents du banquet africain. Double vainqueur des deux premières éditions de la CAN en 1957 et 1959, l’Egypte, à la surprise générale, n’a pas pesé lourd dans un groupe G des éliminatoires peu relevé. Tout comme les septuples champions d’Afrique (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008 et 2010), les Lions Indomptables du Cameroun, quadruples champions (1984, 1988, 2000 et 2004), les Super Eagles  du Nigéria, doubles champions et les Bafana Bafana d’Afrique du Sud, une couronne (1996), manqueront également à l’appel. En l’absence de ces ogres africains revendiquant 14 titres en 27 éditions, les Eléphants de Côte d’Ivoire ont le meilleur profil pour trôner sur le toit du continent.  
La Côte d’Ivoire, l’hyper favoris
Regorgeant d’une génération constellée de stars internationales couvée pour la plupart à Sol Béni, établissement abritant le centre de formation (Mimos Sifcom) et d’entraînement de l’ASEC Mimosas, la sélection ivoirienne a là une chance inouïe de sabler le champagne pour la seconde fois après 1992 au Sénégal.  Portés à bout de bras par leur capitaine Didier Drogba, double ballon d’or africain (2006 et 2009), les Pachydermes ne manquent pas d’arguments. Et cela, ils l’on prouvé en survolant les éliminatoires au niveau de la Poule D comprenant le Bénin, le Rwanda et le Burundi. Avec six victoires en six rencontres, la Côte d’Ivoire a terminé ces éliminatoires avec le plus grand nombre de points (18) et de buts inscrits (20), tous groupes confondus. Un résultat qui n’étonne guère quand on a en son sein, outre Didier Drogba, le ballon d’or africain 2011, Yaya Touré, le métronome de Manchester City, Gervinho, le nouveau Gunner désigné meilleur joueur africain de la ligue 1 française 2010-2011, Seydou Doumbia, sacré meilleur joueur du championnat russe, Kader Kéita, vice-champion du monde des clubs avec Al Saad Doha, et autres Kolo (manchester City), Zokora Didier (Trabzonpor),  Emmanuel Eboué (Galatasaray), Salomon Kalou (Chelsea), très précieux dans leurs  clubs respectifs. En sus, ces joueurs se côtoyant depuis environ une décennie, l’expérience est de mise et fera à coup sûr la différence. Logés à Malabo, les Eléphants démarreront la compétition dans la poule B avec comme adversaires, les Faucons du Soudan, les Etalons du Burkina Faso et les Palancas Negras d’Angola. Cette phase de poule devrait être une simple formalité pour les Ivoiriens et les choses sérieuses devraient a priori commencer pour eux à partir des quarts de finale. Mais nous sommes en football et il faut savoir rester prudent. D’autant plus que la sélection ivoirienne a plus d’une fois fait mentir les observateurs les plus avisés de la scène footballistique. Dilettantisme ou excès de confiance, maintes fois attendue au sommet, elle a maintes fois déçu. Et la débâcle en Angola au stade des quarts de finale face à une équipe d’Algérie largement à sa portée, reste encore  bien vivace dans les esprits. Cependant, la nature et le sort, cette fois-ci,  étant favorables à tout point de vue à François Zahoui, le sélectionneur national et ses hommes, un autre échec leur sera  difficilement toléré. C’est vrai, nous sommes a des années lumières du temps de la junte militaire au pouvoir où les Eléphants, de retour d'une CAN 2000 décevante, ont été conduits manu militari au centre d’instruction militaire de Zambakro pour une semaine d'éducation civique sur ordre du chef de ladite junte, Robert Guéhi. Mais, une énième désillusion asséchera l’océan d’amour qui lie les Ivoiriens à leur Onze national. 
Le Sénégal , le Maroc et le Ghana,  les sérieux outsiders
Outre la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Maroc et le Ghana sont également de sérieux candidats au titre. Quart de finaliste de la dernière coupe du monde et vice-champion en titre, les Black Stars du Ghana ont les moyens techniques et humains pour savourer leur 5e trophée continental. Même s’il y a des individualités comme André Ayew et Gyan Assamoha qui peuvent faire la différence à tout moment, la principale force du Ghana n’est autre que l’ensemble de ses joueurs qui forment un bloc équipe. Et en général, une coupe se gagne avec un groupe compact et non avec un simple assemblage de talents. Quant aux Les Lions de la Téranga du Sénégal, ils n’ont jamais goûté aux délices du sacre continental. Et cette année pourrait être la bonne après le rendez-vous manqué de 2002 (finaliste malheureux). Et pour y parvenir, Amara Traoré, le sélectionneur national pourra miser sur sa ligne d’attaque à quatre têtes constituée de Moussa Sow (Lille), Papiss Cissé (Friboug), Mamadou Niang (Al Saad) et surtout Demba Ba (Newcastle) qui crache énormément du feu. Sa défense n’est pas moins pourvue avec de solides gaillards comme le stéphanois Moustapha Bayal Sall et Pape Diakhaté, le rugueux stoppeur de Grenade en Espagne. C’est peut être le milieu de terrain qui constitue le talon d’Achille de cette sélection. Qu’à cela ne tienne, les Lions de la Téranga qui ont eu l’audace de barrer la route à leurs congénères indomptables du Cameroun lors des éliminatoires, continuent de monter en puissance et seront sans nul doute à leur top niveau à partir de ce samedi 21 janvier. Tout comme les Lions de l’Atlas du Maroc qui sont très attendus également à cette joute. Sous la houlette d’Eric Gerets, la sélection marocaine n’a cessé de progresser. Le technicien belge disposant dans la tanière d’un bastion défensif animé par Michaël Basser Chrétien (Bursaspor/TUR), Badr El Kaddouri (Celtic Glasgow/ECO) et  Abdelhamid El Kaoutari (Montpellier HSC/FRA), d’un secteur médian ayant pour chefs d’orchestre, Youssouf Hadji (Stade Rennais/FRA) et Mehdi Carcela (Anzhi Makhachkala/RUS) ainsi que d’une ligne d’attaque fournie par Youssef El Arabi (Al Hilal Riyad/ARS), Adel Taarabt (Queens Park  Rangers/ANG) et Marouane Chammakh (Arsenal/ANG), a de réelles chances de conduire le Royaume chérifien sur le trône continental. A condition que ceux qu’on pourrait nommer les petits poucets ne créent la surprise.
Ils peuvent créer la surprise
Car le récent championnat d’Afrique des moins de 23 ans qualificatif des JO 2012 nous a enseigné qu’une compétition n’est jamais gagné d’avance et ne se gagne pas avec des noms ronflants. La Côte d’Ivoire, le Maroc et l’Algérie annoncée comme les potentiels vainqueurs en ont fait l’amère expérience face à une équipe gabonaise, assez surprenante. Cet exploit réalisé au Maroc au mois de décembre passé, les Panthères menés par Cousin, Aubameyang et Moulungui, pourraient le reproduire sur leur sol au soir du 12 février. Outre le Gabon, la Tunisie, champion en titre du Championnat d’Afrique de nations (CHAN) et incontestable au niveau des clubs sur le continent, a la possibilité de remettre le couvert à lors de cette CAN 2012. Les Aigles de Carthage sont un mélange de joueurs cadres, qui ont déjà joué 4 ou 5 fois la compétition, et d'une jeune garde promue en 2010. Karim Hagui et Adel Chedli étaient présents en 2004 lors du sacre de la Tunisie à domicile. Ils seront les garants de la solidité défensive des Aigles de Carthage. Le secteur offensif sera quant à lui plutôt assigné aux jeunes loups aux dents longues que sont Chikhaoui, Dhaouadi ou encore Darragi.   D’ailleurs ce sera l’occasion pour Oussama Darragi, désigné meilleur joueur 2011 évoluant sur le continent, de mettre les plus sceptiques d’accord sur son talent.  A l’instar du Gabon et de la Tunisie, le Mali conduit par le Barcelonais Seydou Kéita, et la Guinée qui une fois encore pourra compter sur Pascal Feindouno, peuvent également surprendre.
Quant aux novices de la compétition, la Guinée Equatoriale, pays coorganisateur, le Niger qui a mis fin au règne des Pharaons d’Egypte et le Botswana, meilleure sélection africaine 2011, feront plus que de la figuration en jouant les troubles fête.  La fête peut donc commencer!

Les différents groupes de la CAN 2012

Groupe A

Groupe B

Groupe C

Groupe D

Guinée équatoriale

Côte d'Ivoire

Gabon (Pays organisateur)

Ghana

Zambie

Angola

Tunisie

Guinée

Sénégal

Burkina Faso

Maroc

Mali

Libye

Soudan

Niger

Botswana

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