C’est ce lundi que la Task Force entame sa visite au Maroc pour inspecter les infrastructures destinées à l’organisation de la Coupe du Monde 2026.
Jusqu’au 19 avril, la commission, composée de cinq membres nommés par la FIFA, entamera sa visite à Marrakech avant de se diriger vers Agadir, Tanger et Casablanca. Pour sa part, le Maroc est fin prêt à accueillir le groupe qui notera les capacités du royaume à organiser l’événement.
Le cabinet de consulting Roland Berger l’avait annoncé: la FIFA renflouera ses caisses de 5 milliards de dollars au cas où le Maroc organise le Mondial. Le royaume, lui, s’offrira 2,7 milliards de dollars entre 2019 et 2026 et vise à engranger 785 millions de dollars dans la vente de tickets, promettant une présence de plus de 90% dans les stades.
Si ces chiffres sont alléchants, le Maroc devrait d’abord convaincre les membres de la Task Force pour réaliser le rêve et offrir une nouvelle santé à son économie. Ces derniers sont malheureusement capables d’éliminer le royaume de la course au cas où le système de la notation enterre le dossier national. En attendant, voici cinq points qui pourraient peser dans la balance.
Taux de criminalité: l’un des plus bas au monde
Le ministre de l’intérieur Abdelouafi Laftit l’avait annoncé au parlement: le taux de criminalité au Maroc, dans ses différentes formes, est l’un des plus bas au monde et ne dépasse pas 21 affaires pour 1000 citoyens annuellement. En 2017, les services de sécurité nationale ont élucidé 378.974 affaires, sur un total de 420.664 affaires enregistrées, soit un taux de traitement de 92,23%, et qui est l’un des meilleurs taux dans le monde. Sur le volet antiterrorisme, le BCIJ a fait du Maroc un pays référence en la matière. Depuis sa création en 2015, il a permis de neutraliser 50 structures ayant projeté des plans terroristes, dont 21 cellules en 2015, 19 en 2016 et 9 en 2017.
La stabilité
C’est une évidence. Le Maroc jouit d’une belle stabilité sur plusieurs plans dans une zone géographique complexe. Pendant le printemps arabe en 2011, le royaume a su tirer son épingle du jeu en s’adaptant aux perturbations qu’ont connu plusieurs pays arabes qui, sept ans après, voient leur économie et leur tourisme en prendre un coup.
Les infrastructures
Dans son dossier de candidature, le Maroc a proposé douze villes et quatorze stades: cinq sont déjà prêts, trois sont en cours de construction et six autres seront modulaires. Ces infrastructures pourront accueillir de 46.000 supporters (Oujda) jusqu’à 96.000 (Casablanca). La capacité d’hébergement est également satisfaisante, passant de 44.000 à 110.000 chambres entre 2003 et 2017, soit un taux d’accroissement annuel de 7%. En parallèle, 30.000 chambres d’hôtels supplémentaires seront créés dans les villes hôtes. Du côté sanitaire, six hôpitaux verront le jour d’ici 2026. Le comité a également pensé aux transports publics comme les trains et les bus et promis le déplacement gratuit pour tous les détenteurs d’un billet de match. En 2018, la LGV sera inaugurée et facilitera davantage le transport : les supporters pourront ainsi faire Casablanca Tanger en deux heures seulement.
Le fuseau horaire
C’est l’un des points capitaux de la candidature marocaine. Le fuseau horaire du royaume permettra aux supporters du monde de regarder toutes les rencontres à des horaires convenables. Plus de 60% des équipes qualifiées viennent de pays n’ayant que trois heures de décalage avec le Maroc. Contrairement à la candidature adverse dont le fuseau horaire n’est pas suffisamment adapté. Ce point dérangera également les sponsors qui refuseront certainement de payer des sommes faramineuses à la plus grande instance footballistique pour « passer pendant la nuit » où l’audience est basse.
La candidature de tout un continent
Depuis l’annonce officielle de la candidature marocaine, la commission d’organisation, présidée avec brio par Moulay Hafid El Alamy, a misé sur le fait qu’il s’agit d’une candidature pour tout le continent. A ce propos, la CAF a appelé les fédérations africaines à « un soutien franc et massif» au Maroc, surtout que l’Afrique n’a organisé qu’une seule fois la Coupe du monde. « Le dossier du Maroc est très solide à tout point de vue et au-delà de la volonté de toute une nation d’organiser la Coupe du monde 2026, c’est aussi la candidature de l’Afrique qui revendique son droit à une rotation juste et équitable », a déclaré l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports Moncef Belkhayat à Le Site info.
D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que le Maroc a fait appel à des ambassadeurs africains de renom comme le Camerounais Eto’o et l’Ivoirien Didier Drogba pour promouvoir sa candidature.

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