Vainqueur du Mexicain Carlos Molina, le boxeur marocain Ahmed El Mousaoui, catégorie welter 66,7 kg, remontera sur le ring le 16 décembre à Paris. Le natif de Nador s’est donné un répit à Casablanca avant de reprendre ses entraînements.

C’est dans un palace casablancais que nous avons rendez-vous avec lui. Décontracté et tout sourire, Ahmed El Mousaoui a refait avec nous son combat avec Molina et nous a fait part de ses ambitions.
Le Matin : Racontez-nous votre combat contre Carlos Molina. Comment avez-vous pu avoir raison de ce boxeur, pourtant classé 25e mondial, alors que vous étiez 49e ?
Ahmed El Mousaoui : Ce n’était pas un combat facile au début. C’était un combat tactique. Carlos Molina avait beaucoup d’expérience. Mais on a mis une bonne stratégie en place. On a étudié le boxeur pour pouvoir contrer sa stratégie.
Vous êtes bien entré dans le combat dès le premier round. Est-ce que votre stratégie était de le bousculer dès le départ pour lui montrer de quoi vous êtes capable ?
Non. Ce ne sont pas les entraîneurs qui m’ont dit d’aller directement. C’est quelque chose que j’ai l’habitude de faire. Dès le premier round, il faut montrer qu’on est là, qu’on est imposant et qu’on ne reculera pas, quoi qu’il arrive. C’est une question d’habitude due peut-être à mon tempérament. Parfois, il faut juste avoir la présence physique, sans forcément taper fort. Il faut juste marcher sur l’adversaire. Tout ça aide énormément.
À quel moment du combat avez-vous su que vous teniez la victoire ?
En fait, le premier round a été très important, parce qu’il m’a permis de mesurer sa puissance et de savoir de quoi il était capable. Comme j’ai vu que c’était quelqu’un qui allait me faire mal, parce que même si ce n’est pas un gros frappeur, il touchait bien le corps. Tout de suite dans ma tête j’ai pensé à beaucoup de choses. Je me suis dit, il ne frappe pas fort, mais il touche bien au corps, il a le coup d’œil et il bouge bien. Je me suis dit : «Ahmed, il faut que tu travailles les enchaînements». À partir de là, je me suis dit que j’allais avoir le combat en main et que j’allais gagner en suivant ma stratégie et en étant rigoureux dans ma boxe.
Vous l’avez envoyé au tapis au deuxième round, est-ce qu’à ce moment-là vous vous êtes dit qu’il était cuit ?
Quand je l’ai mis «down», j'ai été content parce que je ne m’y attendais pas. Je me suis dit qu’il fallait que je prenne mon temps. Il ne faut pas non plus aller le chercher parce que quand vous avez un boxeur d’expérience en face de vous, ce n’est pas toujours facile. En boxe, tout peut vraiment changer sur un coup. L’envoyer par terre m’a permis de gagner un round en plus, mais ce n’était pas une fin en soi. Le plus important c’était la victoire. C’est sûr que la victoire est plus belle quand on y met la manière.
Il y a un an, vous aviez perdu contre l’Espagnol Ceferino Rodriguez et du coup vous avez chuté à la 49e place mondiale. À l’époque, beaucoup de personnes vous ont enterré. Aujourd’hui, vous êtes revenu plus fort et vous occupez la 21e position, c’est une véritable résurrection ?
Je ne dirais pas que c’est une résurrection. Je connais mes capacités. Je sais de quoi je suis capable. Je sais
qu’aujourd’hui, j’ai les capacités pour atteindre le titre mondial. J’ai déjà le niveau mondial, mais c’est toujours les petits détails qui font la différence. Aujourd’hui, je me suis entouré de bonnes personnes. C’est l’entourage qui fait la différence dans la carrière d’un sportif, en général. Si vous êtes bien entouré, vous pouvez aller le plus loin possible. C’est cela qui a changé, sinon mes capacités ont toujours été là. Plus les jours et les années passent, plus je suis sérieux, c’est-à-dire que je me donne plus à fond. Je m’entraîne deux fois plus.
Votre prochain combat aura lieu le 16 décembre. En cas de succès, est-ce que vous allez chercher une ceinture mondiale en 2018 ?
Tout dépend de qui je vais boxer et pour quel intérêt. Je n’ai pas encore de nouvelles concernant mon futur adversaire. J’attends de savoir. Si je boxais pour une ceinture intercontinentale ou mondiale de l’une des quatre fédérations, cela me propulserait en cas de victoire dans le top 15 mondial. Au classement général, toutes fédérations confondues, je suis 21e. Si je fais un WBA ou WBO international ou intercontinental, ça me propulserait peut-être 9e ou 10e de cette fédération-là. Ensuite, le plus important est de prendre le titre et le défendre et continuer à le défendre jusqu’à l’arrivée au sommet de l’échelle. Le but ultime est d’être champion du monde unifié, c’est-à-dire avoir toutes les ceintures.
Est-ce vous envisagez de disputer un combat ici au Maroc ?
J’ai beaucoup de Marocains qui me soutiennent en France. Mon rêve serait de jouer un championnat du monde au Maroc avec de gros partenaires. J’espère que ça se fera d’ici là. Pour le moment, je boxe là où je peux boxer et surtout là où je peux avancer, que ce soit au Kazakhstan ou aux États-Unis. Bien sûr que c’est un rêve de boxer un jour au Maroc. J’espère qu’un jour ou l’autre, on mettra les moyens pour pouvoir organiser de vrais galas de boxe au Maroc. On a de bons talents au Maroc. Je pense qu’il y a de quoi faire de vrais galas de boxe. 

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