L’année 2016 est marquée par le départ précipité de Badou Zaki de la sélection marocaine, et l’arrivée à la tête des Lions de l’Atlas, du français Hervé Renard. Depuis, le Maroc a disputé dix matchs sous sa houlette, pour un bilan plutôt positif. Retour sur une année qui aurait pu s’avérer meilleure, mais qui laisse présager un bon avenir aux Lions de l’Atlas.

En 10 matchs, les hommes d’Hervé Renard se sont imposés à 6 reprises, et ont concédé 4 nuls, pour 0 défaite. Ils ont inscrit 14 buts, et n’en ont encaissé que deux. Le Maroc dispose donc d’une excellente assise défensive, rassurante et acquérant de plus en plus d’expérience.
Cependant, et sans minimiser ces chiffres, la moitié des victoires des Lions a été enregistrée lors des matchs amicaux (face au Congo, au Canada, et au Togo), l’autre moitié est pendant les éliminatoires de CAN 2017, face au Cap-Vert et à Sao-Tomé, des adversaires « moyens » même si le premier était alors la première nation africaine au classement de la FIFA.
Le rideau est donc tombé sur l’année 2016 des Lions de l’Atlas, une belle année, qui aurait pu être très belle si le Maroc avait réussi au moins une victoire lors des deux premières journées des éliminatoires de la Coupe du Monde 2018, qui se sont soldées par deux nuls vierges face au Gabon et à la Côte d’Ivoire. Cette année a permis à la sélection marocaine de grandir et au sélectionneur de constituer un groupe homogène solide autour d’une ossature de joueurs devenus incontournables, et de jeunes prometteurs. Néanmoins, d’autres éléments importants sous l’ère Zaki ont clairement perdu gros avec l’arrivée du sorcier blanc.
Le gardien Munir Mohand Mohamedi s’impose de plus en plus comme un cadre, un élément incontournable de la colonne vertébrale. Il se montre très décisif et est très rassurant pour sa défense. Une défense centrale non pas fragile, mais qui n’a de cesse changé à cause des absences répétées du capitaine Benatia. Des absences parfaitement suppléées par Ghanem Saïss et Marouane Da Costa. A leurs côtés, Nabil Dirar s’est adjugé le poste d’arrière-droit et la confiance entière d’Hervé Renard, et n’a manqué les dernières rencontres de l’équipe nationale que pour cause de blessure.
Tout comme les deux milieux de terrain Karim Ahmadi, et dans une moindre mesure Mounir Obbadi. Mbark Boussoufa continue quant à lui d’être le poumon des Lions en donnant entière satisfaction à Hervé Renard qui le préfère à Hakim Ziyech ou encore Younes Belhanda. Aux joueurs cités, s’ajoutent le nouvel homme polyvalent de Renard, Nordin Amrabat, reconverti dernièrement en arrière-droit.

Du côté des joueurs à avoir pointé le bout de leur nez en cette année 2016, Sofiane Boufal, Oussama Tannane, Youssef En-Nesyri, Hamza Mendyl, Youssef Aït Bennasser, Khalid Boutaïb, Aziz Bouhaddouz sont les principaux néo internationaux à avoir connu leur baptême du feu en cette année. Boufal fait l’unanimité dans le secteur offensif, Aït Bennasser et les autres ont su se montrer séduisants quand Renard a fait appel à eux. Par ailleurs, certains joueurs cantonnés au rôle de remplaçants comme Fayçal Fajr, peuvent par leurs performances en amicaux en clubs, montrer qu’ils méritent mieux que le statut de doublure.
Ces joueurs ont poussé certains à disparaître des radars du staff technique national, ou à être relégués à des rôles seconds, à cause de leurs performances en clubs ou de leurs choix de carrière discutables, ou parfois juste en raison de choix du sélectionneur. Dernièrement, Achraf Lazaar n’était pas du groupe qui a affronté la Côte d’Ivoire. Malgré son expérience, Renard lui a préféré le jeune Mendyl. Renard étant visiblement toujours à la recherche d’un arrière gauche, un poste auquel il a fait évoluer Abdelhamid El Kaoutari avant sa grave blessure. Les joueurs évoluant dans le Golfe tels Hamdallah, Yajour, Barrada ou Adoua ne font plus partie des carnets de Renard ; seuls Boussoufa et El Arabi constituent une exception. Ce dernier n’est vraisemblablement pas le grand attaquant que le sorcier blanc veut en pointe des Lions comme en témoigne sa non-convocation face à la Côte d’Ivoire. Des joueurs comme En-Neysri, Alioui, ou Bouhaddouz pourraient prendre sa place ; un retour de Yacine Bammou ou l’explosion de Walid Azarou sont aussi des éventualités à ne pas exclure.
Quoi qu’il en soit, cette concurrence ne peut que faire du bien aux Lions de l’Atlas, qui sont sur le point de débuter une nouvelle année 2017 par la compétition internationale au Gabon, où ils affronteront à nouveau les Éléphants de la Côte d’Ivoire.

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