L’international marocain est venu se ressourcer à Blois durant les fêtes. Le championnat nord-américain qu’il dispute avec Toronto reprendra en mars.
La dernière fois qu'on avait croisé Ahmed Kantari, lors du Blois Pro Futsal, c'est-à-dire il y a un an, il avait un peu le moral dans les chaussettes, scotché à la dernière place de la Ligue 1 avec son club de l'époque, le RC Lens. Douze mois plus tard, on l'a retrouvé sourire aux lèvres, tout heureux de raconter ses quatre premiers mois avec Toronto. « Notre franchise n'avait jamais pu se qualifier pour les play-off de la MLS (Major League Soccer), nous avons réussi à le faire cette année. C'était donc une saison très positive, même si nous avons été éliminés dès le premier tour de la phase finale. »
Il n'y a pas que sportivement que l'international marocain y retrouve son compte. Dans la vie de tous les jours, il se dit aussi très épanoui. « Avec ma femme et notre petit garçon Ziane (9 mois), on est vraiment très bien installés. Après un mois dans un appartement, nous avons fini par emménager dans une belle maison. On est entourés de verdure, il y a un joli parc tout proche, ainsi que le lac Ontario. Juste en face, il y a des petites îles où on aime bien aller passer la journée tous les trois. »
Toronto et ses 2,6 millions d'habitants ne lui font pas peur. « Cette ville, c'est de la folie. Ça bouge tout le temps ; on se croirait à New York. La mentalité et l'architecture sont très américaines ; il y a des buildings partout. »
A l'écouter, il n'éprouve aucun regret à s'être expatrié, même si deux choses lui manquent principalement. « D'abord la famille. On est à 8.000 km ; on ne rentre pas en un coup de voiture. Et puis, avec les six heures de décalage horaire, c'est compliqué parfois pour communiquer. Ensuite, l'alimentation au Canada, ce n'est pas évident. On ne trouve quasiment que des fast-foods. Si on veut se préparer des bons petits repas équilibrés, on a du mal à trouver son bonheur. »
Ces deux contraintes ne remettent pas en cause les deux années et demie de contrat qui lui restent avec le Toronto FC. « Je poursuis l'aventure avec eux. On va une nouvelle fois viser les play-off avec l'objectif d'aller encore un peu plus loin. » Comme la saison régulière ne recommence que début mars, il ne retournera au Canada qu'au mois de février. « A cette période-là, il fait – 10 ° C à Toronto, le staff nous envoie donc faire notre préparation en stage à Floride et en Californie où le climat sera nettement meilleur. »
Toutefois, pas vraiment habitué aux trêves hivernales à rallonge, le Blésois a décidé d'anticiper sa reprise. « Je vais passer quinze jours au Portugal avec mon préparateur physique personnel pour travailler le foncier. Et tout le temps où je suis resté à Blois, c'est-à-dire deux semaines, je suis allé quasiment tous les jours à la salle de fitness de l'Agl'eau. »
Finalement, Ahmed Kantari ne s'est octroyé que dix jours de pures vacances, « au soleil, dans les Caraïbes », ainsi qu'une petite visite « à mes anciens coéquipiers du RC Lens au centre d'entraînement de la Gaillette. »
Un mot pour conclure sur la barrière de la langue avec ses coéquipiers anglophones... « Le staff et l'effectif sont à 80 % américains. Au début, je suis arrivé avec mon anglais scolaire, mais j'avais du mal à suivre car ils parlaient trop vite. Maintenant, je maîtrise beaucoup mieux la langue. »
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