Arrivé cet été à l’Olympic Safi, l’ex-entraîneur national, Baddou Zaki, aura la lourde tâche de construire une équipe compétitive. Après quatre journées du championnat, l’ancien entraîneur du WAC mesure certainement le chemin qui lui reste à parcourir avant de réussir dans sa mission. L’OCS comptabilise deux points sur 12 possibles. La 6e place promise aux dirigeants et supporters semble déjà lointaine.

MATIN Sports : Êtes-vous satisfait de votre choix d’être à Safi ?
Baddou Zaki : Mon choix de venir à Safi est judicieux compte tenu de l’accueil chaleureux et convivial qui m’a été réservé lors de mon arrivée dans cette ville. Les conditions de travail sont au top et l’ambiance aussi.

Êtes-vous sûr de réaliser l’objectif visé cette année, même si la structure humaine de l’équipe a été entièrement ou presque remaniée ?
C’est vrai, l’OCS a libéré 15 joueurs, en l’occurrence, Alla, Lansri, Demyani, Etien, El Ouassil, Essadek, Ait Lamaâlem, Elkarma, Eddafi, Moussa Souleiman, Sorice, Zinoune, Hamed Allah, Bazghoudi et Ibrahima.
Le départ de ces joueurs est dû soit à l’âge, au rendement ou encore à l’expiration de contrat, cas notamment de Bazghoudi et d’Ibrahima Ndione. Sollicités à renouveler leur contrat, ces deux derniers ont refusé préférant aller changer d’air. Pour combler ces départs, on a recruté des joueurs en fonction des moyens du club. On a engagé 12 joueurs que nous estimons capables d’être d’un apport potentiel pour l’équipe. La liste des nouvelles recrues est constituée de : Lachheb, Qadim, Bayoud, Basri, Bissati, Rachdi, Haddou, Eyanga, Diégo, Sacko, Mathias et Hammoudi. Le seul et unique joueur que nous avons acheté est le gardien Hammoudi (AS FAR). Pour répondre à votre question, le travail entamé depuis mon arrivée commence à donner ses fruits. Il suffit de voir le changement opéré dans l’image de marque de l’équipe, dans son comportement, sa discipline pour comprendre que celle-ci est en constante progression. Je ne ménagerais aucun effort pour gagner le pari et réaliser l’objectif visé cette année.

On vous reproche d’avoir libéré des joueurs que vous avez vous-même choisis ?
Aucun joueur n’a été libéré de ma part. Le problème posé dans ce cadre étant certes celui de Yassine Haddou que j’ai amené de l’équipe de Nîmes (France). Cela est vrai, c’est un joueur qu’on a recruté non pas après un test, mais au vu de son CV et du fait aussi qu’il a participé à des matchs officiels avec l’équipe nationale olympique. Si je l’ai écarté, c’est parce qu’il n’est pas parvenu à s’adapter au groupe. Ce joueur n’a jamais été libéré, il fait toujours partie de l’effectif du club.

Comment expliquez-vous le début quelque peu embarrassant de l’équipe ?
C’est juste, nous avons 2 points… On aurait pu en obtenir 6. Et personne ne pensait ramener le match nul de Casablanca contre le RCA, champion en titre. Ce qui importe pour moi, c’est de bâtir une équipe équilibrée, capable d’acquérir l’expérience au fil des rencontres et de soigner ses erreurs. Nous ne sommes pas soumis à cette pression de remporter le titre, bien au contraire si on arrive à être classés parmi les six premiers, cela serait en soi une réussite dans la mesure où l’on évitera au public safiot le calvaire du match barrage en fin de championnat pour assurer le maintien.

Quel est votre avis sur le comportement antisportif du gardien Hammoudi lors de la rencontre contre le RCA ?
L’erreur commise par Hammoudi et qui lui a valu l’expulsion et la suspension d’un match peut arriver à n’importe quel joueur. Il suffit que quelqu’un vous jette un mot de travers pour que la réaction explosive soit immédiate et instantanée. Ce genre d’erreur arrive assez souvent même aux grands joueurs, le cas de Zidane, Bartez, etc.

Le football national est l’une des disciplines sportives qui ont périclité. Quelles en sont les raisons à votre avis ?
Deux choses à ne pas confondre. Le championnat local et l’équipe nationale. Pour ce qui est des clubs, il y a lieu de reconnaître honnêtement que plusieurs étapes sont franchies et que notre championnat est parmi les meilleurs en Afrique après la RSA, l’Égypte et la Tunisie. Notre football a sensiblement évolué depuis l’entrée en vigueur du professionnalisme. Certes, il y a encore des erreurs à corriger, des dysfonctionnements à redresser, mais un travail de fond se poursuit au sein de pas mal de clubs. Concernant l’équipe nationale, il serait injuste de ne pas reconnaître en toute âme et conscience que le Maroc possède de nos jours les meilleurs joueurs d’Afrique. On a été finalistes en 2004 avec les mêmes éléments de l’équipe nationale qui n’est pas arrivée à se qualifier ni en 2000 avec Humberto Cuelho et encore moins en 2002 avec Henri Michel. Cette même équipe et cette même formation finaliste en 2004 ne se qualifie plus depuis (2006-2012). Je vous laisse le soin d’en déduire la réponse.

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